Les 3 dimensions indissociables de la santé
- oliv12055
- 31 janv.
- 3 min de lecture

Pourquoi une approche globale est indispensable aujourd’hui
Dans le champ de la santé et de l’accompagnement thérapeutique, une prise de conscience majeure émerge : l’être humain ne peut être réduit à un symptôme, un diagnostic ou une seule grille de lecture.
De plus en plus de personnes consultent après avoir « tout essayé » : traitements médicaux, thérapies verbales, techniques corporelles… avec parfois un soulagement partiel, mais rarement durable.
Pourquoi ?
Parce que la santé repose sur trois dimensions fondamentales et indissociables, qui interagissent en permanence.
1. La dimension neuro-physiologique : le socle de toute régulation
Le corps est le premier lieu d’expression de notre vécu.
Le système nerveux autonome joue un rôle central dans notre capacité à faire face au stress, aux émotions, aux événements de vie. Lorsqu’il est en état d’alerte chronique, le corps reste bloqué en mode survie.
Cette dimension englobe notamment :
Le système nerveux (sympathique et parasympathique)
Le nerf vague
La respiration
Le tonus musculaire
Les réflexes archaïques
Les réponses physiologiques au stress
Un système nerveux dérégulé peut générer :
Fatigue chronique
Troubles digestifs
Douleurs inexpliquées
Anxiété persistante
Difficultés de concentration
Tant que le corps ne se sent pas en sécurité, aucun travail psychique ne peut s’ancrer durablement.
2. La dimension psycho-émotionnelle : l’empreinte de l’histoire personnelle
Chaque individu porte en lui une mémoire émotionnelle.
Les expériences de vie, les chocs, les traumas, mais aussi les manques, les non-dits et les blessures relationnelles laissent une trace. Lorsque ces vécus n’ont pas pu être intégrés, ils continuent d’agir en arrière-plan.
Cette dimension comprend :
Les traumatismes (petits ou grands)
Les émotions refoulées ou non exprimées
Les schémas relationnels répétitifs
Les mécanismes de protection
Les mémoires implicites
Ces éléments peuvent se manifester par :
Des réactions émotionnelles disproportionnées
Des comportements automatiques
Des blocages récurrents
Une sensation de revivre toujours les mêmes situations
Travailler l’émotionnel sans soutenir le corps peut raviver le trauma sans offrir de véritable issue.
3. La dimension cognitive et existentielle : le sens que l’on donne à son vécu
L’être humain est aussi un être de sens.
Nos croyances, notre perception de nous-mêmes, notre vision du monde influencent profondément notre équilibre intérieur.
Cette dimension concerne :
Les croyances conscientes et inconscientes
L’estime de soi
L’identité
Les valeurs
La quête de sens
Certaines croyances limitantes peuvent maintenir une personne dans un état de souffrance, même lorsque le corps et l’émotionnel commencent à se réguler.
Sans évolution du regard porté sur soi et sur son histoire, le changement reste fragile.
Pourquoi ces 3 dimensions sont indissociables
Ces trois dimensions ne fonctionnent jamais séparément.
Une dérégulation physiologique influence les émotions et les pensées
Un trauma émotionnel modifie le fonctionnement du système nerveux
Une croyance négative entretient des réponses de stress chroniques
Agir sur une seule dimension peut apporter un soulagement temporaire.
Agir sur les trois simultanément permet une transformation en profondeur.
Vers une santé intégrative et respectueuse du vivant
Une approche intégrative ne cherche pas à « corriger » ou « réparer » la personne.
Elle accompagne un processus naturel : celui de la régulation.
L’objectif n’est pas de faire disparaître les symptômes à tout prix, mais de comprendre ce qu’ils expriment et ce dont le système a besoin pour retrouver l’équilibre.
C’est une approche :
Respectueuse du rythme du système nerveux
Ancrée dans le corps
À l’écoute de l’histoire émotionnelle
Ouverte à une évolution du sens
Conclusion
La santé n’est pas un état figé, mais un mouvement permanent d’adaptation.
Prendre soin de soi, c’est accepter cette complexité et honorer l’intelligence du corps, des émotions et de l’esprit.
La vraie question n’est peut-être pas : « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »
Mais plutôt : «Qu’est-ce qui cherche à se réguler en moi ?»




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